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Environnements Quaternaires et Actuels - UMR 8591

              

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VITESSS (2009-2011)

publié le , mis à jour le

VITESSS - Volcano-Induced Tsunamis : numErical Simulations and Sedimentary Signature

Financement : ANR Jeunes chercheurs 2008 (149 k€)
Année : 2009-2011
Responsable : R. Paris (CNRS - Geolab)

Les tsunamis causés par les éruptions volcaniques et l’instabilité des flancs des édifices volcaniques est un aléa négligé. En effet, 25 % des victimes du volcanisme au cours des 250 dernières années sont dues à de tels tsunamis. Leur fréquence, leur magnitude et les processus initiateurs sont encore mal compris. En contexte volcanique, les mécanismes sources de tsunamis sont variés (coulées pyroclastiques, déstabilisations des flancs, effondrements de caldera...), si bien que les tsunamis d’origine volcanique diffèrent de ceux d’origine sismique de part leurs caractéristiques, induisent des vagues de formes et de tailles différentes dont les modèles numériques ne rendent pas bien compte à l’heure actuelle. Il est donc délicat de corréler les caractéristiques de la source (volume, vitesse, densité...) et de l’intensité du tsunami (hauteur, longueur d’onde, distance de propagation...). Les tsunamis d’origine volcanique sont très rarement pris en compte dans les études de cartographie des risques volcaniques, et aucune méthodologie n’a jusqu’à présent été mis à l’oeuvre. Les objectifs scientifiques et la méthodologie globale du projet se déclinent en 4 pôles : 1. Caractériser les mécanismes sources de tsunamis pour trois exemples types (l’éruption phréatomagmatique du Lac Karymsky - Russie - en 1996 ; l’éruption cataclysmique du Krakatau en 1883 - Indonésie ; et les déstabilisations récurrentes des flancs de l’île de La Réunion). 2. Cartographier et analyser en détail les dépôts de ces tsunamis. Leur interprétation, variabilité spatiale et répartition spatiale sont encore peu étudiées et de telles études n’ont encore jamais été réalisées à l’échelle régionale. 3. Tester différentes simulations numériques pour chacun des trois exemples, en variant à la fois les paramètres d’entrée et les modèles théoriques, et calibrer ces simulations en fonction des données de terrain. 4. Développer une méthodologie couplant toutes les données précédentes sous un SIG (Système d’Information Géographique), afin d’inclure les tsunamis dans l’estimation des risques volcaniques. La méthodologie sera ensuite applicable à des centaines de volcans situés près des côtes. Vu l’accroissement des densités de populations et d’activités économiques côtières, les implications sont considérables. Le projet sera mené au sein du laboratoire Géolab ( UMR 6042 CNRS), dans le cadre d’une équipe émergente sur "Les crises morphogéniques côtières des milieux littoraux". Le porteur du projet est Raphaël Paris (CR2 CNRS). Tous les activités seront animées par de jeunes chercheurs, et tous les membres du projet ont une expérience préalable et des publications sur les tsunamis, leur signature sédimentaire, les simulations numériques, et l’instabilité des édifices volcaniques.
Participants LGP :
F. Lavigne
P. Wassmer